11 mars 2012

libri

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Je ne parle plus de ce que je lis ici... ça doit être l'effet Rien ne s'oppose à la nuit. Qui m'a empreinte de quelque chose de fort, et après ça...

Depuis, je n'ai pas aimé Mauricette autant qu'elle, mais c'était quand même un très beau personnage. Merci Bauchette pour le "cadeau miroir".

J'avais très envie de lire Les séparées, vécu oblige. Alors ça se lit très bien, j'y ai trouvé des choses qui m'ont (ré)confortée, mais la révélation de la fin ne m'a pas emballée du tout. Et puis ça manquait d'un peu de force, trop de lustre. Une déception au regard de tout le bien que j'en avais entendu.

Ces jours-ci je fais la route en compagnie d'Arnljotur, et j'aime beaucoup ce garçon.

Et pour après, ma trouvaille de Rome. Tout frais sorti en Italie, le dernier roman de Margaret Mazzantini. Je suis ravie parce que je ne savais pas qu'il existait, et en plus, je vais me lancer dans la lecture en V.O. !

 

Et vous, vous lisez quoi ?

 

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08 février 2012

lecture de saison !

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Waluk est un ourson polaire. Seul sur la banquise, il doit apprendre à se débrouiller. Mais les seuls animaux qu'il arrive à chasser sont les oiseaux, de leur couvée, pour manger leurs oeufs. Et quand il dort, il rêve encore que sa mère lui lèche le museau...

Entre le manque de patience de Waluk pour la pêche au phoque et la présence des hommes qui perturbent les habitudes alimentaires des ours, difficile de trouver de quoi subsister. Mais à la fin de ce récit d'apprentissage, Waluk deviendra tout de même aussi fort que Nanook, l'ours qu'on voit dans le ciel la nuit.

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29 janvier 2012

la fin de janvier

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Cette semaine,

j'ai apprécié la poésie sans poème de Sempé dans Raoul Taburin, ce pro de la mécanique du vélo, qui n'ose avouer qu'une fois en selle, il n'a jamais réussi à en apprivoiser aucun.

J'ai eu du mal à décrocher de Juste après dresseuse d'ours. (Oui, tout comme je suis une pure littéraire qui aurait voulu faire médecine, je suis une blogueuse qui préfère lire dans les livres que sur les écrans...) Cette jeune femme généraliste fait au jour le jour résonner son bon sens et éclater ses coups de gueule. J'ai appris et j'ai ri : j'ai adoré !

Côté papilles, euh... ben... galette des rois ! Mais la dernière, cette fois, préparée avec les élèves. Et pour un dimanche à la maison, les muffins au maïs tout doux, tout chauds de Bob, relevés par un guacamole au paprika.

Et puis j'ai vu Rabbit hole. Huit mois après la mort de leur jeune fils dans un accident, les personnages de Nicole Kidman et Aaron Eckhart doivent fair le choix d'avancer ou non dans la vie avec leur douleur immense. Pas d'effets larmoyants dans ce film, mais les vraies questions posées, délicatement.

Et une certaine résonnance pour moi. Ces gens en souffrance se retrouvent isolés de leurs amis. Ils auraient besoin de ce soutien-là. Mais ce sont finalement eux qui prennent sur eux-mêmes pour aller vers les autres et les entourer. Pour moi, c'est un paradoxe et c'est doublement douloureux. Vous me diriez quel regard vous avez là-dessus ?

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22 janvier 2012

Au menu cette semaine

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Une, deux, trois... disons quelques parts de galette des rois. Parce que quand même, il faut en profiter, ça ne va pas durer ! La dernière était à l'abricot et à la noisette, délicieuse, même si je suis une inconditionnelle de la frangipane pure (pour les gens d'ici, provenance Nature de Cacao).

Un repas espagnol dans un restaurant, disons humoristique, dégotté à Rouen avec Bauchette, et puis un thé châtaigne-violette au Vieux carré parce qu'il a bien fallu s'abriter de la pluie. On y a été tellement bien pour bavarder...

De la mousse au chocolat "husband made" pour fêter des demies noces de coton. A déguster tout à l'heure, en se disant qu'on a bien fait de chausser ses baskets ce matin...

 

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Quelques lectures aussi :

L'école est finie, vu chez Charlotte. Même si ça reste de la science fiction, l'éducation prise en charge par les grandes enseignes commerciales, ça fait froid dans le dos. 

Unité de vie, les vies liées et croisées de deux femmes, l'une au seuil de ce qu'il ne faut pas dire mais que tout le monde sait, que l'on peut formuler de façon aseptisée par "placée en maison de retraite", et l'autre au milieu de sa vie qui souffre toujours de ses débuts atroces, marqués par la guerre en ex-Yougoslavie. L'une a un passé en cendres, l'autre voit son existence partir en poussière. Mais il y a de la pudeur, du respect, de l'affection. C'est court, je crois que j'aurais aimé en plus développé, mais c'était vraiment bien.

Et La patience des buffles sous la pluie, courtes nouvelles aux narrateurs plutôt nihilistes parlant de leur quotidien ou de leur destinées amoureuses. C'est parfois drôle, mais quand même pas très consistant...

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30 décembre 2011

Jérôme, Rémi et Etienne

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L'un est mon collègue, a une bédéthèque impressionnante, l'ouvre volontiers, et me donne tant d'envies de lectures, grâce à sa culture. Il aime le côté social de l'oeuvre de Davodeau, me le raconte, et nous y voyons des lignes qui devraient être directrices dans notre société. Et dans nos discussions utopiques, nous n'entendons plus la cloche qui sonne la fin de la récré...

L'autre est notre ami, un peu magicien, plein d'attentions, et tout aussi prêt à voir les choses changer. C'est lui qui nous a offert cet album.

Le troisième est l'auteur, le dessinateur, des Ignorants. Où deux amis se font découvrir leur métier, leur passion, l'un dessinateur de bandes dessinées donc, et l'autre vigneron. Le lecteur profite des deux ! Les ignorants donne la valeur de l'échange, fait partager la chaleur humaine, et n'est pas dénué d'humour. J'y ai particulièrement aimé l'illustration de l'amour d'une terre et la démonstration de la biodynamie.

Merci, merci, à tous les trois.

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30 novembre 2011

lectures fortes

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C'est Charlotte qui m'a donné envie de lire Sobibor. S'y mêlent le récit d'une adolescente boulimique anorexique dans les années 2000 et le journal d'un français engagé aux côtés des nazis en 1942 pour défendre leurs idées antisémites. Ce roman est assez dur, très bien construit, et donne du sens à beaucoup de choses, sans complaisance. Et à l'échelle du lecteur, il répond aussi au "zakhor" (souviens-toi) prononcé par un déporté en arrivant à Sobibor, en réalisant quel sera le terme de son dernier voyage.

 Une lecture d'utilité publique : La centrale. Nucléaire, en l'occurence. Où l'on fait appel à des interimaires pour l'entretien et la maintenance. Qui se relaient sur des temps très très courts pour les interventions dans certains locaux. Pour ne pas atteindre "la dose". Pour ne pas se retrouver au chômage. Le danger radioactif menace une large population en cas d'accident, mais aussi des gens au jour le jour, dans le cadre de leur métier. Et ça je ne le savais pas vraiment.

 

Dans la balance du débat, pèsent : cette double sécurité, la contamination des eaux des fleuves voisins utilisées pour le refroidissement, un basculement vers les énergies renouvelables (qui entraînerait un transfert du bassin d'emploi et non une suppression), le coût de l'électricité (par ailleurs déjà en augmentation très régulière pour les usagers). Chez moi, la balance penche drôlement d'un côté.

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09 novembre 2011

leggere

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J'en ai entendu parler pendant une émission littéraire sur France inter, et je me suis dit : un roman noir sans assassin, sans flic et sans bas-fonds, alors j'essaie. Christine se réveille sans savoir où ni avec qui elle se trouve, et bien plus vieille qu'elle ne l'est normalement. L'homme à côté d'elle lui explique qu'il est son mari, qu'elle a été victime d'un accident plus de vingt ans auparavant, et qu'elle souffre d'amnésie. Tout ce qu'elle apprend au cours d'une journée est effacé par la nuit qui suit. En quête de son histoire, Christine commence à tenir un journal. Oui oui, c'est prenant. Un peu répétitif, mais c'est l'histoire qui veut ça. J'avais du mal à poser ce livre, pour aller dormir moi aussi. Mais je l'ai finalement refermé sans regret. Car la clé de l'histoire est spectaculaire, exposée de façon très "filmique" : une situation très tendue, et hop, on passe au chapitre suivant, dans un contexte différent, pour vous faire deviner ce qui s'est passé. Ce qui ne me fait pas douter une seconde d'une prochaine adaptation cinématographique...

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Lu, et vite, à la bibliothèque du centre belge de la bande dessinée, je ne l'ai pas dans les mains, je ne peux pas le feuilleter à nouveau, dommage... Histoire d'une jeune femme née au début du siècle (le précédent...), bien décidée à ne pas "moisir" dans sa campagne, et qui monte à Paris. Arrivée là-bas, elle n'est qu'une crève-la-faim, qui use parfois de ses charmes et de sa gouaille pour dormir au chaud. J'ai de l'affection pour ces personnages qu'on ne regarde pas d'un bon oeil quand on est né chez ceux qui ne manquent de rien, mais pour qui la dignité est de manger à sa faim, se tracer un chemin, et prendre un peu de plaisir. Alors Alice Prin devient Kiki de Montparnasse, égérie du Paris artistique des années 20, compagne de Man Ray, et donc plus tard jalouse de Lee Miller... époque et noms qui me donnent sinon des frissons, presque le vertige. Je ne raconterai pas la fin, mais on sait bien que malgré l'empreinte qu'ils laissent, ces personnages ne finissent pas au firmament.

Maintenant, il faut que je trouve la reproduction du Violon d'Ingres de Man Ray pour l'accrocher au-dessus de mon bureau !

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19 octobre 2011

Le photographe

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Cette bande dessinée m'a offert un voyage. Vers un pays qui doit être tellement beau, et tellement meurtri : vers l'Afghanistan (en 1986). La guerre y a commencé avant que je sois née et je me demande quel âge j'aurai quand il redeviendra serein. Ce voyage se fait aux côtés d'une équipe de médecins pour une organisation humanitaire. Le genre de gens qui donnent le temps de leur vie pour aller soigner, voire opérer, des gens en détresse, dans des conditions plus que spartiates, et dans des zones parfois dangereuses. Le genre de gens que j'admire par-dessus tous les autres. Photos de Dider Lefèvre et dessins d'Emmanuel Guibert sont mélangés, moments graves et instants de détente et d'humour le sont aussi. J'aurais envie de dire que tout cela est très réussi, mais je me sentirais présomptueuse, car devant Le photographe, je ne me sens pas lectrice mais citoyenne du monde, à qui on a permis d'en voir l'autre face. Merci aux auteurs.

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12 octobre 2011

deux soirées

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Si peu d'endroits confortables. Deux personnages dans la désillusion. L'un qui traîne un amour éperdu, désolé, esseulé. L'autre qui a fui son histoire personnelle, mais qui ne trouve pas à Paris la Ville-Lumière qu'il imaginait. La rencontre donnera quelques étincelles, qui brilleront dans le quotidien, mais quant à éclairer l'avenir... Une écriture et une histoire jeunes, je trouve, qui disent dans de belles phrases le mal d'amour, quand on ne peut contenir sa douleur.

Les autres gens. J'ai dévoré le tome 1 il y a quelques semaines, en catimini et mal assise. J'ai trouvé que dans le tome 2 les personnages tournaient un peu en rond. Mais comme moi aussi, je m'interroge devant les fenêtres éclairées quand il fait nuit (ces gens sont-ils semblables à moi ? probablement différents ? quelles sont leurs joies ? leurs peines ? que se passerait-il si on se rencontrait ?), j'aime bien. J'aime les dessinateurs différents tout le temps, et aussi beaucoup les titres des chapitres.

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29 septembre 2011

books and magazines

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Les cahiers du cinéma, parce que je ne me lasse pas des articles sur La guerre est déclarée et des interviews de Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm, et aussi parce que je voulais changer de magazine sur le cinéma. Et celui-ci me plaît bien.

Muze parce que j'ai dévoré le dossier sur l'amitié. J'avais besoin d'un peu d'objectivité sur le sujet. Mais cela m'a conforté dans de tristes considérations. Et puis parce que les aticles sur le Japon sont très intéressants.

Et en commun aux deux, un mot, enfin un nom, magique, qui me fait acheter tant et tant de livres et de magazines...

Lire est le propre de l'homme, un petit livre offert, sur demande, par L'école des Loisirs, dans lequel des auteurs jeunesse rappellent leurs souvenirs et disent l'importance de lire enfant. De jolies perles...

Et le roman d'en ce moment, Cent ans. C'est le temps que l'on passe en Norvège avec quatre générations de femmes, de l'aïeule à l'arrière petite-fille. On lit leurs vies de femme, d'épouse, de mère, souvent confondues, parfois trop à leur goût. Et on lit aussi ce que l'éducation de l'une a engendré chez l'autre. Une façon de voir la vie en perspective que j'aime bien.

 

Posté par inSiena à 19:40 - - Commentaires [6] - Rétroliens [0]


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